Réveil difficile ce matin dû à des courbatures. Après réflexion, je me dis que les cours de Salsa d’hier soir n’étaient peut-être pas une bonne idée. Le rythme latin ne coule pas dans mes veines, aucun rythme d’ailleurs. Mais bon le groupe colombien Rigo Ruiz y su Bomba Caribe et une consommation exagérée de Mojito m’ont joué des tours (de reins). Heureusement les salles obscures m’ont permis aujourd’hui de faire profil bas, voire de me faire oublier un petit peu (j’ai dû avoir l’air d’un grand vainqueur en dansant un verre à la main).
Histoire de paraître sérieux, j’ai décidé de m’essayer à la compétition documentaire. La isla durmiente de D.M. de los Santos trace un portrait peu commun de l’île de Cuba. Il narre l’endormissement économique et sociologique de l’île et de ses insulaires. Pendant les 59 minutes de visionnages, beaucoup de personnes s’entrecroisent et parlent de leurs rêves ou leurs fantasmes. Même si les personnages semblent encore croire à la révolution et au bien fait de celle-ci, le film, quant à lui, semble assez conciliant sur le manque de pugnacité régnant à Cuba.
Un autre film a retenu mon attention mais, pas dans le bon sens du terme. Même si un festival est un lieu de découverte et de passion commune, il arrive parfois de se demander pourquoi sont projetées certaines œuvres. Perdre est une question de méthode de Sergio Cabrera appartient à cette catégorie. L’intrigue de cette fiction se résume à une course poursuite de recherches sur un document officiel pour acquérir un terrain. La réalisation est faible et « l’ennui » devient vite son deuxième titre. Seul point positif brisant les clichés colombiens (sa corruption et ses politiciens) : les courbes de l’actrice principale, Martina Garcia. Mais est-ce suffisant ?
Que le temps passe vite… Un collègue journaliste me dit qu’un apéro est en préparation avec une soirée samba. Je range ma dignité au placard pour plus de confort et lui dis que j’arrive.
Benjamin Flores