Dernier jour de mon périple latin. Snif ! Adios les salles obscures, les mojitos, et les chicas. Mon départ ne signifie pour autant pas la fin du festival, puisqu’il reste encore deux jours avant la clôture officielle et la fameuse cérémonie de remise des prix.

Ce matin, malgré une nuit écourtée, j’ai sûrement vu le documentaire le plus touchant du festival : Secreto de lucha de la réalisatrice française Maiana Bidegain. Dans cette œuvre poignante, magnifique et déroutante, elle revient sur les pas de son père, résistant pendant la dictature en Uruguay. Sans hésitation, elle repousse les limites dans des séquences difficiles, comme l’appel à l’ancien tortionnaire qui demande des nouvelles de son père. Plutôt intelligente, sa mise en scène enchaîne documents historiques, témoignages et la fiction puisque elle va jusqu’à tourner des séquences pour illustrer les propos de sa famille, et faire comprendre la douleur et l’humiliation infligés par les tortures. Un parfait témoignage de ce que pouvait être la vie des résistants à l’opposition des pays dictatoriaux qui se multipliaient dans les années 60 et 70.

Autres long métrages mais d’un autre genre : Aurora boreal du mexicain Sergio Tovar Velarde. L’œuvre est décevante, voir déprimante puisqu’elle raconte l’histoire d’un jeune garçon qui décide de se filmer en faisant un sondage sur le suicide. Une sorte de dernier chant du cygne. Même si intéressant au début, la mise en scène pseudo-documentaire finit par agacer et l’excès de bon sentiments n’aide pas à la crédibilité de son film, de son histoire ou de son personnage. Une œuvre éphémère, vite oubliée.

Sur ces quelques phrases, je termine mon article car mon train est dans cinq minutes. Et comme à mon habitude rien n’est prêt. Ce serait quand même dommage de le louper….

Benjamin Flores